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    12
    jeanlucgraff
    févr. 2

    La peur

    « Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. […] Dans un système qui dénie l’existence des droits de l’homme fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de ressurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé ».

    Aung San Suu Kyi, dans Freedom from fear

    27 commentaires
    jean.jung
    févr. 3

    La peur existait-elle chez les hommes préhistoriques ? La peur ne les a-t-elle pas amenés à trouver des solutions ? La peur peut être positive. Au cours des siècles, la peur a revêtu toutes sortes de formes (peur des ennemis, de la souffrance, de l’Au-delà.., ce qui a stimulé des réactions. Avoir eu peur permet de trouver des réponses en soi et de réagir positivement. En ce sens, on peut avoir raison d’avoir peur.

    0
    Admin
    févr. 3

    Bien entendu, la peur peut être une émotion positive, puisqu’on la ressent « lorsqu’on perçoit, imagine ou suppose, un danger ». La peur met en oeuvre plusieurs séquences de réactions qui peuvent être positives, comme la fuite ou le courage, lorsqu’elle ne paralyse pas le corps ou la pensée.

    Elle nous met en situation de prudence, de précaution, de fuite mais aussi de courage, d’invention, de créativité.

    Or la peur a également toujours été l'un des instruments des pouvoirs.

    Mon prof de philo disait que "la peur des flammes éternelles remplit bien des églises". C’est une dérive que l’on retrouve dans des actions des Etats, surtout ceux qui sont totalitaires. Elle fait passer ce qui se définit comme protecteur, au statut de persécuteur.

    De nos jours, avec les réseaux sociaux, la puissance de certains médias à la recherche d’audience plus que d’analyses des situations, la parole l'emporte sur l'action, ce qui contribue à atomiser la société.

    Ce bon vieux "diviser pour régner", nous laisse le choix (libre ?) de choisir nos peurs, de créer ainsi des ilots de pensées coincées sur un seul des aspects du monde et de perdre la vision de sa complexité.

    Le choix des peurs exploitables en ce sens, est vaste: nous avons peur des dérèglements climatiques, de la dégénérescence de l’économie mondiale, des pandémies, des guerres, des violences urbaines, des OGM et de leurs céréales killers, du clonage, des ondes électromagnétiques, des virus, de la mort, du terrorisme, etc…Peur donc d’un monde d’incertitudes, d’un monde que nous ne maitrisons plus, car spéculatif et virtuel dans ses échanges (qu’il s’agisse de monnaie, de commerce ou d’amour). Ainsi, on a moins peur de la fin du monde que de la fin du mois !

    Nous avons conscience alors que la vision du monde dans lequel on se sent plus ou moins à l’aise, peut s'effondrer, que nous sommes au bord du précipice et que nos dirigeants nous ferons faire un grand pas en avant.

    En fait, nous avons la liberté…..de choisir nos peurs et de nous rassurer en nous regroupant dans des communautés incertaines, qui choisissent leurs informations, ce qui amène à l'atomisation des sociétés, la standardisation des opinions, une peur de l’avenir qui « nous empêche de jouir du présent », écrivait Lucrèce.

    La conséquence de cette attitude vient de ce que nous avons tendance à modéliser l’avenir, à vouloir le maîtriser en conformité avec notre vouloir, influencés, voire déterminés par l’éducation, les liens affectifs, etc., sans accepter de nous adapter à ce qui survient, d’identifier d’autres possibles, d’aborder la complexité du monde.

    Et c’est cela qui me fait véritablement peur !!!!

    0
    jeanlucgraff
    févr. 4

    Il faut avoir le courage et la lucidité de chercher à déterminer ce qui nous fait peur. Celle-ci, alors, se transforme en crainte. Ce qui n'est plus une émotion négative et nous permet d'aborder une situation à la fois sous l'angle de "l'éthique de conviction" et sous celui de "l'éthique de responsabilité".

    Une peur distillée par le pouvoir prend "le masque du bon sens", et c'est là que ça devient dangereux, car on est prêt à accepter tout et n'importe quoi. C'est ce qui se passe en ce moment, avec le covid-19. L'essayiste Y. Harari nous met en garde contre la surveillance biométrique que les pouvoirs tentent de mettre en place. Soyons vigilent; une société totalitaire est ce qu'il y a de pire. Les pouvoirs, en Occident, à l'exception notable du regretté D. Trump, prennent prétexte d'une grippette qui tue exclusivement des personnes déjà malades ou âgées de + de 80 ans pour modifier dans un premier temps nos comportements et pour nous faire accepter ensuite notre "rééducation" en récitant chaque jour le nouveau catéchisme progressiste, où le nouveau peuple élu sera composé de "racisé-e-s, de LGBTQ+, de femmes, racisées ou non, mais toujours victimes des pulsions libidinales des mâles blancs et uniquement ceux-là, de colonisés qui le resteront tant qu'il restera des Blancs, etc...

    En réalité, il y a un certain nombre d'idiots utiles, qui servent les intérêts de la classe parasitaire créée par le "Nouvel Ordre Mondial", en nous abreuvant de logorrhées ineptes destinées à masquer le pillage qu'elle opère sur l'économie réelle. C'est l'"upper-class" mondialisée, qui dispose du pouvoir de créer ou d'amplifier des crises (guerre contre la terreur, bancaire en 2008, climatique, raciale et maintenant sanitaire) pour s'approprier des richesses (30% de hausse en 2020 pour la fortune des milliardaires, sachant que les traders qui les enrichissent sont payés de 60 000 à 100 000 $ ou plus par mois. Tandis qu'il s'agit de culpabiliser les pauvres que tout cela crée (1 million de plus en France, rien qu'en 2020). Des sans-dents, des gens qui ne sont rien mais qui veulent jouer au procureur (60 millions, rien qu'en France), bref des déplorables populistes et complotistes qui ne doivent pas avoir droit à la victimisation.

    0
    Admin
    févr. 8

    Karl Popper propose un critère qu'il juge plus pertinent que la vérification pour juger de la validité d'une théorie, la réfutation: l'observation d'un seul fait expérimental ne corroborant pas cette théorie, la réfute. Seule une connaissance qui donne la possibilité d'un contrôle de sa validité, donc d’être réfutée peut être considérée comme scientifique. Il doit être possible de « l'invalider, de la réfuter ou encore de la tester". Une connaissance qui prétendrait à la vérité sans pouvoir être testée empiriquement par la communauté savante est a priori suspecte.

    Tant qu'une théorie réfutable n'est pas réfutée, elle est dite "corroborée". Cette corroboration remplace la vérification. Le but est de s'approcher de connaissances aussi vraies que possible. Cette approximation de la vérité, remplace la Vérité absolue. La science progresse en remplaçant les connaissances existantes par des connaissances un peu plus vraies, c'est-à-dire un peu plus complètes et un peu plus universelles. Mais, une théorie scientifique corroborée n'est jamais définitive: une réfutation peut un jour se produire.

    Ce raisonnement peut être rapporté au monde des idées, qu’elles soient philosophiques, sociologiques, artistiques, etc…

    Les philosophes qui ont imaginé cette hypothèse de travail qu'est « l’état de nature », ont permis le fondement de nos démocraties. Il s’agissait, et c’est ainsi que je conçois la philosophie, de comprendre comment fonctionne la complexité du monde: c’est ce qu’on fait, finalement, tous les philosophes, qui, sous une forme ou une autre, ont recherché ce qui fait que les événements se produisent comme ils apparaissent. Cela va de « l’ordre du monde des anciens, divin ou matérialiste, jusqu’aux structures historiques, provenant, c’est selon les modernes, d’une logique fermée idéologique, de la mise en avant de la volonté humaine existentialiste, des structures sous-jacentes, (rhizomiques ou décomposées en une multitude de micro-pouvoirs) etc…

    Mais toujours de COMPRENDRE, par des idées, des théories, des conjectures qui permettent, en proposant une autre vision des possibles de l’histoire de l’humanité, d’être contredites, discutées, débattues, sans, pour autant se poser en EXPLICATIONS absolues, comme elles se posent pour certains !.

    Aujourd’hui, il n’y a plus que des explications des évènements: elles correspondent à des modèles qui se veulent indiscutables. Sinon, c’est soit l’exclusion, soit la fermeture à toute analyse différente.

    Et notre forum le montre bien !

    LCI décide de virer Alain Finkielkraut pour des propos tenus lors de sa chronique au sujet de l'affaire d'inceste incriminant Olivier Duhamel, « le MONDE » s’excuse d’un dessin de Xavier Gorce, (1) la chaine Disney+ retire Peter Pan ou la Belle et le Clochard de son offre jeunesse pour les mettre dans l’espace « adulte ».

    Des actes de censure et « d’autocensure », qui montrent, selon Elisabeth Badinter, le « signe, je crois, que les médias commencent à se soumettre aux réseaux sociaux. Il y a manifestement un souci de plus en plus grand de prendre en compte les opinions qui s'y manifestent, voire une peur d'y être brocardé pour avoir donné une tribune à telle ou telle idée, laissé passer tel ou tel mot dans un article, tel ou tel dessin…[ ] Je trouve que l'extension des domaines interdits au commentaire va très vite. Quand, par peur d'offenser, de choquer, de déplaire, une société s'astreint au silence, c'est un poison. Un poison mortifère pour la démocratie ».

    Il ne s’agit pas de « critères rationnels ou légaux. Le ressenti des réseaux sociaux dicte de plus en plus sa loi aux médias…[ ] la liberté de parole et la liberté d'opinions sont universelles, ou alors elles n'existent plus [ ] dès lors, bien entendu, que l'on n'attaque pas les individus, que l'on n'incite pas à la haine ou à la violence ». (2)

    Tous ces « sujets sensibles » n’admettent plus, dans nos sociétés, de discussion sur le fonds ET sur la forme. L'humour, qui pourrait évacuer le dualisme obligé (c’est bien ou c’est mal), le doute qui évite l’enfermement, ne peuvent plus s’exprimer.

    La philosophie doit se réduire à l’explication convenue.

    Et c’est ce qui me fait vraiment peur pour l’avenir de la liberté de la pensée.

    *********************

    1-"Si j'ai été abusé par le demi-frère adoptif de la compagne de mon père transgenre devenu ma mère, est-ce un inceste ?" interroge un jeune pingouin.

    2- Interview dans «Philomag »n° 146.

    0
    jeanlucgraff
    févr. 9

    En effet, si le simple ressenti des réseaux sociaux devient le censeur, où va-t-on? Mais enfin, on récolte toujours les fruits de l'arbre que l'on a planté. Avoir fait du relativisme moral le nouveau credo a pour conséquence que plus rien n'est universalisable, et donc il n'y a plus de valeurs, il n'y a que des intérêts. C'est la loi de la jungle. Le moi est le roi, et en cela, il est interdit d'interdire puisque tout peut faire l'objet de consommation et favoriser la production de biens consommables.

    Ah, la grande frousse des possédants au XXe siècle a été la lutte des classes. Pour lui mettre des bâtons dans les roues, ils ont d'abord financé le nazisme. Puis, celui-ci n'étant en fin de compte pas très présentable, il a fallu trouver autre chose. Oui, mais rien ne vaut la racialisation des rapports sociaux pour éviter la conscience de classe. L'hebdo "Investir" annonce fièrement que l'un des ténors du CAC 40 s'illustre dans le "Partnering for Racial Justice in Business" ! Quand le français est employé, c'est dans sa version inclusive, ainsi: OUTfront (il n'en faut pas trop quand même) promeut "un réseau interne dédié aux salarié-e-s LGBT+: lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, transgenres et toutes autres représentations d'identité de genre, de caractéristiques ou d'orientation sexuelle représentées par le signe +, ainsi que leurs Allié-e-s".

    Voilà, voilà, là où le capital commande (en l'occurrence Capgemini), il n'aime pas être contrarié. Sinon, il sera prompt à démasquer les complotistes et autres populistes. Il est vrai que lorsque le cours de Bourse, en 2016, était de 22 € et qu'il est maintenant, en pleine crise, de 131.-€, on a autre chose à faire que de s'occuper du pouvoir d'achat lié aux salaires. Il faut donc occuper intelligemment ceux qui ne sont rien, surtout qu'ils vont devoir payer la note du covid pendant au moins 10 ans. On comprend dès lors pourquoi il faut une nouvelle Inquisition qui peut en outre compter sur la complicité du pouvoir politique.

    Les plus anciens d'entre nous maugréaient parce qu'à l'ORTF, du temps du Général, sévissait A. Peyrefitte, qui préparait les infos que les journalistes devaient présenter. On imagine le tollé qu'il y aurait eu s'il avait traité l'opposition politique de conspirationnistes et de populistes !!!!

    Après que ce brave homme ait rendu son tablier, on ne voulait plus interdire. Mais finalement, à force de tout tolérer et de tout accepter, ce sont les nouveaux censeurs qui se sont engouffrés dans la brèche. Les bisounours n'ont rien vu venir (ou ont fait semblant de ne rien voir venir...)

    jb.jost
    févr. 9

    La peur est un affect fondamental, probablement retenu par l'évolution bien avant l'apparition des hominines, dont la finalité est de préserver l'organisme d'éventuels menaces à l'encontre de son intégrité. Comme tout affect elle est indispensable à la survie, mais ses effets peuvent parfois se révéler inappropriés.

    C'est pour cela qu'il revient à nos fonctions supérieures d'en moduler les effets, de préciser le niveau de dangerosité présupposé par la peur et d'orienter notre réaction vers la fuite, le combat ou au contraire à ignorer une menace illusoire.

    Il s'agit en effet de comprendre, tant nos propres mécanismes psychologiques que de savoir analyser les situations pour en dégager les potentialités néfastes.

    La peur est par excellence, un levier permettant la manipulation, ce qui est bien connu et exploité de longue date par les religions et les politiciens.

    À propos des interventions précédentes cela m'évoque l'aphorisme de Pascal qui stipule que " qui veut faire l'ange fait la bête". Il apparait nettement que les idées les plus généreuses et les plus brillantes peuvent être accaparées par des groupes et des individus animés par des préoccupations égotiques et par la joie malsaine de pratiquer autant la dévalorisation d'autrui que son ostracisme.

    En ce sens l'exemple des mouvements communistes du XXe s. est édifiant, à partir de convictions généreuses, ils ont abouti à des abominations dont l'apogée à été atteinte le génocide que les Khmers Rouges ont perpétré envers leur propre population.

    Cela ne doit ne doit cependant pas aboutir à un rejet global, systématique et irréfléchi des grands principes humanistes ni à condamner a priori les utopies, celles ci étant souvent les prémices d 'embellies futures.

    La "cancel culture" et le "wokisme" ne peuvent en aucun cas constituer un alibi permettant de justifier l'homo- et la transphobie, qui restent une atteinte majeure à la dignité humaine dont l'ignominie est à dénoncer sans ambage et sans complaisance.

    Cf. la citation de Barack Obama dans l'article "woke" de Wikipedia, dont voici le lien: https://fr.wikipedia.org/wiki/Woke

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    jeanlucgraff
    févr. 10

    Il est de bon ton de faire la promotion, de nos jours, de ce qu'il n'y a pas si longtemps, ceux qui se disaient savoir interpréter le "sens de l'Histoire", nommaient une déviation bourgeoise. Mais la sexualité est une affaire privée, et la politiser, tout comme on politise la "race" d'ailleurs, est la manifestation d'une phénoménale régression. Fort heureusement, cela ne concerne que l'Occident, qui, et je m'en félicite, est, dans sa forme actuelle, en pleine décomposition.

    Mais n'oublions pas que la civilisation européenne est celle qui a vu naître les Lumières, la foi en la raison, qui doit être capable d'englober toutes les pensées dans une argumentation rationnelle permettant leur compréhension (all: Verstand), mais aussi une attitude raisonnée et donc raisonnable, fondée sur le sens moral (all: Vernunft). Une civilisation est ce qui donne du sens à la vie, est ce qui permet le dépassement de soi pour aller vers un projet collectif.

    Or, l'Europe, ou du moins ses pitoyables élites post 68tardes, a décidé de n'être plus rien, sauf peut-être un marché, et encore. Le sexe et la race sont son seul horizon. Laissons les USA à leurs lubies mortifères et réapprenons dans un premier temps à avoir peur. "La tâche morale la plus importante aujourd'hui consiste à faire comprendre aux hommes qu'ils doivent s’inquiéter et qu'ils doivent ouvertement proclamer leur peur légitime", avait écrit Gunther Anders, le premier mari d'Hannah Arendt. Pas la peur du corona, distillée par les médias aux ordres et qui cherchent à faire de tous des "analphabètes de l'angoisse", manipulables à l'envi mais la peur de la fin de notre civilisation. Sinon, nous deviendrons tous des "fils d'Eichmann", obéissants et serviles jusqu'à la nausée.


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    jb.jost
    févr. 10

    Mais la raison aussi a ses limites et une rationnalité bien comprise est aussi celle qui sait apréhender ses limitations . Ceci à la manière dont les philosophes sceptiques nous l'avait déjà enseigné dans l'antiquité. Kant pour sa part a rédigé "Kritik der reiner Vernunft" ou la Critique de la Raison Pure pour les non germanophones, soulignant lui aussi les égarements, notamment métapysiques, auquels certains raisonnements peuvent nous conduire.

    C'est pour cela que le concours des affects reste indispensable pour aboutir à une conduite cohérente, cf. "Spinoza avait raison" d'Antonio Damasio.

    jeanlucgraff
    févr. 12

    Cela est évident. Je reprends ma distinction germanique entre "verstehen" et "mit Vernunft denken". C'est la différence entre comprendre le monde objectivement, en tant qu'il est un objet d'étude, et agir en ayant une conscience morale, en se préoccupant des conséquence de son acte. Nous appréhendons alors notre environnement et le monde, subjectivement, en faisant appel à nos perceptions, nos intuitions mais aussi notre faculté de raisonner.

    yannickmarion
    févr. 13

    N’oublions pas toute les peurs sont imaginaires...

    0
    yannickmarion
    févr. 13

    Évolution personnelle :la peur n’a qu’un seul but c’est d’etre dominee

    0
    yannickmarion
    févr. 14

    Réflexion faite par un professeur dans le film TOUTE UNE VIE de Claude Lelouch «  la peur n’a qu’un seul but c’est d’etre dominee

    0
    yannickmarion
    févr. 14

    Comment dominer ses peurs :par une évaluation honnête et raisonnable du risque,du danger réel et non imaginaire à outrance .Chacun réagit suivant son âme courageuse ou ..moin !Quoique ,en tant qu’acrobate aérien je me suis aperçu que j’ai une vision déformée par ma pratique et notemment sur le mot DOUTE .il ne peut y avoir aucun doute dans ma pratique,car c’est la mort assurée.d’ou nos différence et différents..on peut honorer l’action sacrificielle du prof de philosophie qui démissionne pour ses élèves ( Lemaire )et pour la France républicaine laïque.Pour lui aucun doute il se doit de résister comme en 40 face aux allemands.N’ayant pas peur des menaces de mort et de l’opprobe que sa hiérarchie tente de jeter sur lui on nom d’un soi-disant devoir de réserve.un vrai lanceur d’allerte se prof de philo. Mais où se cachent les petits Eichmann ?!?! Se sont ses chefs d’etablissement qui veulent être bien noté (car ils sont noté) et surtout pas de vagues..ils ont peur d’etre retrograde en lycée à problème,peur de perdre la face ,peur des parents d’eleves ,peur de perdre leur emploi.Qui vas dire qu’en comprenant leur peur ils ont raison d’agir comme des lâches ? QUI .Jean Luc nous parle du vernunft ,de ce devoir morale sans qui les risques de dévoiement nous feront sombrer et nous disloquer (dans des verbiages stériles).Jean Louis Goepp nous as rappeler que la démocratie est fondée sur la vertu .Tres beau rappelle qui met en évidence la chance de vivre en France alors que dans d’autres pays règne corruption , mafia économique ou religieuse !l’idee de Transcendance part dans des directions opposées en France ,on s’enracine dans des systèmes qui s’opposent ,chrétienté contre islam ,et le sens du devoir devient Guerre ! Les uns ont comme devoir de « protéger «  les femmes de violeurs éventuelles !elles sont d’une tél provocation sexuel ....! Les autres ont comme devoir de protéger les femmes en les laissant totalement libres et égal aux hommes.Après tout comme dirait Christianne Taubira «  DE QUOI J’ME MÊLE « 

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    jb.jost
    févr. 14

    La peur est un affect produit par notre psychisme suite à la détection, plus ou moins appropriée, d'une menace par des mécanismes rapides et automatiques, ce qui correspond au Système 1 selon Daniel Kahneman ("Nobel d'économie" en 2011). Alors que le Système 2 se révèle plus lent, plus réfléchi et plus logique. Il permet donc évaluation bien plus précise de la situation, mais du fait de sa lenteur il n'est pas approprié à certaines situations, comme par ex. le pilotage , situation évoquée par Yannick. De plus du fait de sa composante émotionnelle le Système 1 est plus particulièrement apte à nous inciter à des actions concrètes.

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    yannickmarion
    févr. 15

    Tordu de rire à lire la vivisection philosophique à laquelle se livre Brice sur mes propos,mais haut combien passionnante .je me balader dans les rues de Paris en 1981 quartier Saint Denis , c’etait la fin des pattes d’eph et le début de l’ere Punk : dont la philosophie se résume à un NO FUTUR .je vis sur un poteau -achete travail consommé et meurt - ca m’a choqué car cela remetais en question le sens de la vie que me proposait la société.comme abscence de sens .impregne par la civilisation des loisirs le travail n’a ou n’avait pas de sens .faire la fête en permanence,se defoncer (dans le sport)voir autrement..! Rire et voyager en contact avec la nature voilà qui me parait avoir du sens .quel utopie ! Et pourtant chacun choisit dans la course au bonheur qui est gagnant celui qui a un gros compte en banque ou celui qui a de merveilleux souvenirs dans la tête ,tous se perdera dans la nuit des temps ..

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    jb.jost
    févr. 16

    La maxime des Punks n'est pas inéluctable et l'on constate que la défiance envers la société ultralibérale et consumériste se développe. En témoignent l'essor des préoccupations écologiques ainsi que de diverses démarches de quête de sens et d’accomplissement, dont la philosophie n'est pas la moindre...

    0
    jeanlucgraff
    févr. 17

    "Heureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière" (M. Audiard).

    La punkitude a saisi nos élites, et le covid les rend risibles. L'éradication de l'épidémie dans toute la sphère eurasiatique (de Tokyo à Minsk) est intéressante. On a l'impression qu'en Occident, elles s'acharnent à la faire durer aussi longtemps que possible. Cela cacherait-il une réforme monétaire? Je suggère à C. Lagarde de faire mettre sur les billets: "In covid, we trust".

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    jb.jost
    févr. 18

    N'oublions pas que la lumière est source de perception et donc par extension de connaissance et d'intelligence. C'est pour cela que le vaste mouvement de renouvellement des idées de la fin du XVIII s. a pris le nom de Lumières ,au pluriel en français, mais Erklärung et Enlightment sont au singulier.

    Comme la citation d'Audiard le souligne, les punks,excentriques et autres fêlés sont peut-être plus proches de la sagesse et de la compréhension que les zélateurs conformistes de la doxa (cf. le rôle des fous du roi et l' Éloge de la Folie d’Érasme).

    0
    jeanlucgraff
    févr. 19

    Les voies qui permettent d'accéder à la raison sont multiples, et toutes sont des enluminures de l'esprit. Toutes sont pertinentes pour vaincre les ténèbres de l'obscurantisme.

    La raison est ce qui permet d'accéder à la connaissance et aux moyens nécessaires pour y parvenir. On saluera l'admirable succès de "Perseverance". Il illustre le coté positif des USA, celui des pionniers et des conquérants qui ne reculent devant aucun défi, devant aucune audace.

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    Admin
    févr. 19

    SAVOIR


    La raison est bien ce qui permet d'accéder à la connaissance. Mais elle ne peut y parvenir qu’en doutant des savoirs (les « supposés savoirs », chers à Robert). Le savoir est affirmation alors que la connaissance ne s’acquiert que par le questionnement, le savoir est certitude, la connaissance procède du doute.

    Il est difficile d’accéder à l’incertitude réflexive permanente en espérant trouver le chemin auquel est parvenu Georges Bataille : «J'ai su que je ne savais rien et ceci, mon secret: le non-savoir communique l'extase.

    Parce que, comme le dit Bruno Latour : « On ne peut pas sauter au-delà des instruments dont on dispose ».

    Ce qui parait vrai, évident, à partir des instruments dont on dispose, parait tout autant faux, à partir d’instruments différents.

    Les exemples ne manquent pas, des affirmations de Trump aux visions complotistes, auxquels on peut ou non adhérer, selon les instruments que l’on utilise.


    Mais ce n’est pas dans le débat entre des visions du monde différentes, ni vraies, ni fausses, mais relatives aux instruments, aux référentiels que l’on utilise, que je place la philosophie.

    Encore Bruno Latour : « ce qui est vrai en droit n’est pas forcément vrai en science ni en religion ».

    Un verdict peut être juridiquement vrai sur le plan du droit, sans être juste face à des croyants ou des victimes.

    Peu importe qui est, ou a été Alexeï Navalny, dont la Cour européenne des droits de l’homme réclame la libération « immédiate », au motif que la Russie ne respecte pas la Convention européenne des droits de l’homme dont elle est pourtant signataire.

    Il ne s’agit pas de se positionner dans ce débat pour un philosophe, mais de comprendre comment et pourquoi, sans jugement sur le fond, a pu se former cette distanciation de la perception de l’événement.


    Ce n’est pas du relativisme, mais l’implication, dans le champ de la connaissance, du refus de la simplification des visions du monde résultant des savoirs, par l’acceptation de la superposition des possibles compréhensions des évènements et des connaissances.


    Sinon, on en reste à notre monde médiatisé qui segmente la connaissance par des savoirs limités, ou communautaristes, choisissant parmi la multitude d’évènements ceux qui vont dans le sens de leurs idées, dans une affirmation du sens du monde univoque.


    Le travail (du latin tripalium), de la philosophie est précisément de s’en écarter !

    Rien n’est plus difficile que de supporter le doute, de ne pas s’accrocher à des savoirs qui ne sont que des repères ouverts à tous, comme le firent les cosmologies anciennes, les idéologies récentes ou la vision simpliste des religions dont les textes sont « prise à la lettre ».

    A chaque fois, avec le recul, la dynamique du réel a démontré, avec le temps, leur inanité.

    Et c’est encore pire, lorsque les savoirs ne sont constituées que d’informations qui sont présentées comme étant des connaissances, vérifiées, ou expérimentées et contrôlées.

    0
    Admin
    févr. 19


    0
    jb.jost
    févr. 19

    En effet Socrate dit " la seule chose que je sais est que je ne sais rien", ce en quoi il fait preuve d'une humilité exagérée, car il est évident qu'il n'est dépourvu de tout savoir. Il adopte probablement cette posture pour susciter des réactions, dans l'optique de ce qui est bien illustré par l' amusante image supra, ou selon une autre formulation: rien ne doit être admis sans examen préalable.

    Au demeurant, il me semble que la vérification, l'expérimentation et le recoupement ne doivent pas se voir rejetés sans autre forme de procès, car ce sont là même les outils qui nous permettent de faire un tri salutaire entre les propositions valides et à l'inverse: les infox, bobards, billevesées et autres sophismes...

    Ces derniers sont d'ailleurs souvent employés au pur profit de l’énonciateur, quand cala n'est pas à des fins d'escroquerie. C'est pour cela que l'esprit critique ne peut se passer de la vérification, la vérité étant selon Tristan Garcia "un redoublement d'être" ou autrement dit ce qui justement se retrouve après avoir été passé au crible du contrôle.

    De même je pense avec Descartes, lequel en a fait tout un discours, que la méthode, loin d'être une aliénation, est au contraire, à l'identique de l'habitus qui nous permet de poser un pied devant l'autre en équilibre dynamique, une capacité qui nous permet de progresser.

    Ceci d’autant plus si nous savons laisser une place à l'imagination, pour compenser la rigidité de le vérification, car elle possède la capacité d’échapper au contrôle qualité et autorise à explorer d'autres itinéraires.

    En effet, par essence l’imagination est ce qui se réfère à ce qui n'est pas, également appelé la fiction, mais qui possède le pouvoir quasi surnaturel de faire bouger les lignes et de déplacer l’horizon de notre monde.

    0
    jeanlucgraff
    févr. 20

    Savoir, connaissance...lequel dépend ou découle de l'autre? C'est la Nième version de l'oeuf et de la poule.

    L'un se bâtit sur des certitudes et veut enterrer les doutes dans lesquels il ne veut voir que de l'indécision, l'autre ne veut se fier qu'aux doutes pour ébranler les certitudes qu'il considère comme menant au dogmatisme. Quant à la vérité, elle est comme le temps chez St-Augustin. Tout le monde sait ce que c'est, mais quand il s'agit d'en donner une définition...

    Les scientifiques, à juste titre, hésitent, car ils savent bien que tout le réel ne peut être englobé dans une pensée. Les philosophes s'en tirent par une pirouette qu'ils appellent recherche de sens. Au moins, avec un tel concept, on est sur une base ferme à défaut d'une connaissance établie. Le sens en question, comme le temps, nul ne sera en mesure de le définir, mais on s'en moque bien puisqu'il ne doit faire l'objet que d'un questionnement.

    Alors, parfois, il faut sortir des abstractions et regarder le spectacle du monde réel. Quelle en est la leçon à en tirer en ce moment si particulier où la science est mise en doute car le bon peuple, à juste titre, soupçonne qu'il y a, autour du pouvoir, de plus en plus de Lyssenko et de moins en moins d'Einstein. Au moins dans le domaine médical. Car que voit-on?

    En pleine guerre froide sino-américaine, apparaît un virus. On le laisse se répandre, car il ne saurait être question de fermer les frontières, le dogme des élites (la caste parasitaire mondialisée) étant qu'il faut supprimer les nations et donc les frontières. De fait, le virus se diffuse. Les élites en profitent pour distiller un discours anxiogène sur le nombre de morts, puis le nombre de réanimations, puis le nombre d'hospitalisations, puis sur l'épidémie de cas lesquels sont rapidement devenus des cas contacts, puis sur les variants, puis sur les virus mutants, puis sur les virus mutants hyper contagieux, et enfin les mêmes, mais hors de contrôle. Chaque jour, un nombre astronomique de contaminés est annoncé. Résultat des courses: au bout d'un an, 99,965% des contaminés ont survécu ! On est loin des chiffres des épidémies précédentes, notamment en 1969 ou en 1957. Mais de cela, on n'en parle pas, cela aurait le tort d'être rassurant. On a préféré déclarer, de manière mensongère, morts du covid tous ceux qui étaient morts de vieillesse ou de la grippe saisonnière.

    Voilà ce qu'est devenu l'Occident: une nef des fous. Quand les gangsters covidistes auront bien malaxé les esprits, que vont-ils nous servir? Tout ceci est-il une préparation à la guerre pour sortir de l'impasse financière dans laquelle les néo-conservateurs nous ont plongés? Pour l'instant, ils se contentent de pitreries comme celles de la CEDH à propos de l'escroc Navalny, ou des divagations de la "défenseurE des droits" française, destinée à assurer la mainmise des dealers et des salafistes sur des portions grandissantes du territoire provisoirement encore national. Ils ne s'en tiendront certainement pas là.

    La politique est l'art d'esquisser un destin et de proposer un dessein pour une communauté...politique, cad nationale. Le droit dit "européen" a pour mission de saccager le politique, cad l'idée même de nation. Pour ce faire, il érige en surhomme celui qui sape les fondements d'une nation, quel qu'il soit. Elu par personne, le juge européen se veut être le nouvel inquisiteur qui définit le bien et la mal selon les critères établis par les néoconservateurs US. Allons-nous les laisser ériger des buchers? L'Europe du XXIe siècle mérite mieux que des nouveaux Torquemada et des nouveaux Lyssenko. Sachons relever le défi.

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